Les plaques de subduction
La croûte terrestre est composée de plaques qui flottent. Ces plaques se rencontrent ou s’éloignent et créent ainsi les tremblements de terre. Les zones où se superposent les plaques sont appelées des zones de subduction, c’est le long de ces zones que les séismes ont lieu :

On voit ici que le cas du Japon est très complexe, puisque ce pays se situe à la rencontre de 3 plaques.
Les Etats Unis ne sont pas en reste car toute la côte Ouest est souvent malmenée, notamment le long de la faille de San Andreas.
En Europe, l’activité sismique est très faible. En Italie et aux Balkans, l’activité est due à l’arrêt de la zone de subduction, il y a 5 à 6 millions d’année. En revanche la Grèce est très active. On y trouve 2 phénomènes responsables de séismes. :
La subduction avec la plaque africaine qui passe en dessous de la Grèce.
La déformation qui intervient lorsque 2 plaques se déplacent parallèlement.

Quant à la sismicité en France, elle est très faible mais elle n’est pas nulle. Des exemples comme Aix en Provence et St Paul sont là pour le rappeler et on voit sur cette carte qu’il existe aussi des failles en France.

Le cas de la Turquie

Les plaques peuvent être animées de mouvement plus ou moins rapides. Ainsi, en Turquie, les plaques africaine et eurasienne ont un mouvement relatif qui atteint la vitesse de 4 à 5 cm par an, alors que les plaques anatolienne et africaine bougent entre elles à la vitesse de 25 à 35 cm par an.
Le cas de la Turquie est particulier car les tremblements de terre ont tous lieu le long d’une même faille et se propagent dans la même direction (La faille nord-anatolienne).

En étudiant les contraintes qui s’exercent sur cette faille, on put prédire que le prochain tremblement de terre aurait lieu dans la région d’Izmit et de Duzce, cela a été prédit à partir de 1979 mais il a fallu attendre 21 ans pour avoir raison. L’Histoire montre que la façon dont les séismes se produisent les uns derrière les autres au Moyen Orient est une exception. Les séismes restent des accidents naturels imprévisibles et cela pour trois raisons :
on ne sait pas précisément quels facteurs provoquent un séisme.
les paramètres en jeu sont très nombreux.
alors qu’il est relativement aisé de mesurer la température ou la pression en un lieu, il est beaucoup plus délicat de déterminer les paramètres physiques des roches qui se situent parfois à plusieurs kilomètres sous nos pieds.
Lorsque l’on a connaissance d’une zone à risque sismique, il est important de faire respecter des normes de construction pour éviter une hécatombe humaine le jour du séisme. La Turquie est l’une de ces zones mais il est difficile de faire appliquer des normes sur une si longue période quand le séisme tarde à se déclarer. Il faut souvent un premier séisme pour reconnaître la nécessité de ses normes. Il est aussi important de prévoir des cellules de crise et des plans d’urgence à mettre en place le jour du séisme pour permettre une réponse rapide des autorités le jour du séisme.
Aujourd’hui, il s’agit de déterminer le prochain séisme et Istanbul est devenue la ville la plus dangereuse de Turquie. En effet, la série des séismes la désigne comme une cible potentielle et sa situation en bord de mer lui fait craindre un raz de marée meurtrier en cas de séisme.
Le cas du Golfe de Corinthe
La zone à risque se situe à la frontière de plaques formées il y a 1.5 millions d’années et qui s’étirent à grande vitesse (1.5cm par an).
En apparence, la subduction a cette forme :

Il s’agit aujourd’hui de connaître la structure interne. En effet, il existe 2 écoles, l’école américaine qui envisage une structure de cette forme

et l’école française qui imagine plutôt une structure qui ressemblerait à ça.

Une expérience va donc être menée dans les années qui suivent, un puits va y être creusé pour déterminer la structure réelle. La connaissance de la structure permettra de mieux comprendre les séismes et de mieux cibler les zones à risque.
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