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CNRS UMR 8579
Accueil > INTRANET > TO REMOVE > Spécialité M2 - Génie Civil et Environnement (GCE ancien MSROE) > Voyage d’étude > Promotion 2005-2006

D - L’usine d’épuration - Achères


Le Syndicat Interdépartemental d’Assainissement de l’Agglomération Parisienne gère l’épuration des eaux usées de plus de 150 communes depuis 1970. Trois millions de mètres cubes d’eau sont traités quotidiennement sur les quatre sites de Valenton, Colombes, Noisy-le-Grand et Achères. La seule usine d’Achères rejette deux millions de mètres cubes d’eau par jour dans la Seine. Le Conseil et Régional et le SIAAP ont entrepris de délester et de moderniser le site d’Achères. Plusieurs chantiers sont en cours, comme la construction de la station Valenton II, l’extension de Marne aval et la 1ère tranche des Grésillons. Le volume traité à Achères doit être ramené à 1 700 000 m3 par jour. Les bassins d’Achères III, qui causent les plus fortes nuisances olfactives, doivent être démolis. Le chantier est le plus important de ce genre en Europe (Photo 1)

D’après Gilles Billen, directeur du programme PIREN-Seine (Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l’Environnement de la Seine), « une bonne oxygénation de la Seine dans la région rouennaise ne pourra être restaurée que lorsque le traitement de l’ammoniaque des eaux usées parisiennes sera entièrement réalisé. La station d’épuration « Seine Aval » d’Achères, la dernière des quatre stations d’épuration parisiennes à ne pas être équipée d’un traitement de l’azote, sera en mesure d’assurer cette tâche en 2007. ». Le traitement de l’azote consiste en une réaction de nitrification. La nitrification est une réaction d’oxydation provoquée par une catalyse enzymique reliée à des bactéries dans les sols et dans l’eau.

En 2007, le site d’Achères comportera des batteries de filtres innovants (Photo 2) appelés biostyr et biofor. L’épuration biologique sera réalisée grâce à des microorganismes fixés sur des billes fabriquées dans un matériau nommé biostyrène dans le cas des bâtiments biostyr. Le fonctionnement des filtres est gardé secret par les entreprises ayant déposé les brevets. L’eau cheminera de l’usine existante (construite en 2000) jusqu’au biostyr par des canaux d’amenée (Photo 3). Elle sera ensuite dirigée jusqu’à un répartiteur par des canaux de rejet. L’eau pourra alors subir un nouveau traitement dans le biofor ou être rejetée directement dans le fleuve. Le parcours de l’eau sur le site dépendra du volume à traiter dans la journée et des conditions météorologiques.

Chloé ARSON

photos : F. ARMAND






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